Commencez par chercher de quoi parle le poème. L’amour et la prière ont leur place dans le malhoun, tout comme la cuisine, les questions de société et la fête. Si le programme donne un titre ou quelques lignes de présentation, lisez-les avant le morceau. Savoir qu’un texte évoque un plat ou un départ donne déjà quelque chose à guetter dans la voix. Les vers se chantent en arabe dialectal et, dans certaines pièces, en hébreu.

Vue rapprochée des cordes et des rosaces d’un oud.
Le oud, un luth à cordes pincées. Ses cordes donnent un fil à suivre pendant l’écoute. Mutaz Awad · CC BY-SA 4.0

À la deuxième écoute, choisissez un instrument. L’UNESCO cite notamment le luth, le violon, le rebab et de petits tambours parmi ceux qui accompagnent les chanteurs. Essayez de suivre un seul son pendant quelques vers. À quel moment votre attention revient-elle aux paroles ? On entend autrement l’accompagnement quand on prend le temps de s’y attarder.

Enfin, regardez autant que vous écoutez. Le malhoun fait aussi appel au jeu théâtral. Un geste, une pause ou la façon de prononcer un mot peuvent vous aider à suivre le mouvement d’un texte. Pour tenter l’expérience avant un concert, l’UNESCO propose un film consacré à cet art marocain, inscrit en 2023 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.